vendredi 23 mai 2008
un pont, une sardine, un projet : Marseille
Le recours à l'imaginaire pour penser la ville de demain se fait souvent en relation avec une histoire ou des histoires locales ayant marqué l'espace et la société. À Marseille, le Vieux Port n'est pas avare de ce type d'inspiration. Ainsi, depuis le pont à transbordeur (réel) détruit pendant la deuxième guerre mondiale jusqu'aux maquettes proposées à l'occasion d'un concours projetant la Ville en 2050 (symbolique), en passant par la sardine qui obstrua l'entrée du Port (imaginaire), les trois dimensions constitutives de la réalité se jouent du temps et s'informent mutuellement
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mercredi 21 mai 2008
Las Vegas : grandeur et décadence du symbole
Ainsi, dans l'incompréhension Las Vegas restera un mystère pour beaucoup, un lieu de perte de soi et tout à la fois d'émerveillement. Pour les plus avertis, cette ville sera l'expression paroxystique d'une critique totale de notre monde par l'architecture et l'affirmation symbolique d'un imaginaire bâtisseur à la dérive.
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lundi 19 mai 2008
l'imaginaire fait le réel : l'espace public bruxellois
"Elles sont une vingtaine de fresques ainsi réparties à travers la ville. Elles offrent un visage étrange. Elles nous obligent à dire qu’à l’instar de Paris - qui est une fête -, Bruxelles, Mecques incontestée/incontestable de la Bande Dessinée, est une BD. Voilà. Le 9ème art, celui qui n’a pas d’âge, se matérialise sur les murs de sa ville... natale ( ?). Et voilà qu’on découvre ces cases à tous les coins de rues, sans qu’il soit nécessaire de lever le nez". source
L'espace public urbain vecteur d'images, porteur d'autant de référents imaginaires de la bande dessinée belge. Bruxelles comme d'autres villes ont inspiré nombre d'auteurs (Schuiten & Peters) ; en retour, leurs histoires viennent rythmer la réalité concrète des rues, façades ou places. Une mise en abîme, quelque part.
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dimanche 18 mai 2008
quelle imagination pour quel imaginaire ? Urville en images
Image, imagination et imaginaire appartiennent à la même sphère mais ne peuvent être employés indifféremment l'un pour l'autre. De la même façon, ces trois ordres n'entretiennent pas nécessairement de liens entre eux. L'imagination est le mécanisme par lequel une forme de réalité est donnée à entendre ou à voir, et dans ce dernier cas, l'image (visuelle, pourrait-on préciser) devient l'allié de l'imagination. La référence imaginaire peut venir compléter le tout mais elle n'émerge pas systématiquement pour autant. Avec Urville, ville née de l'imagination de Gilles Tréhin, se pose la question d'un imaginaire possible. Voilà comment le créateur d'Urville se présente :
"Bonjour je me présente, je m'appelle Gilles Tréhin je suis né en 1972. Je vis à Cagnes sur Mer, à coté de Nice, dans le Sud Est de la France. Il paraît que je suis autiste, on dit parfois aussi que j'ai un syndrome d'Asperger, (c'est presque pareil!). C'est peut être pour cela que je dessine depuis l'âge de 5 ans et que j'ai toujours été passionné par les grandes villes et les avions. A partir de 1984, j'ai commencé à être intéressé par la conception d'une ville imaginaire que j'ai appelée Urville. Ce nom est venu de "Dumont d'Urville", le nom d'une base scientifique dans un territoire français de l'Antarctique. Depuis j'ai dessiné de nombreuses vues d'Urville (200) et j'en ai déjà écrit la description historique, géographique, culturelle et économique. J'ai publié un livre : "Urville, Ville imaginaire ou ville réelle" que vous pouvez acheter sur le site Autisme France Diffusion. Mon grand plaisir est d'être invité à faire des conférences pour faire exister Urville".
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